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Question

Pouvez-vous me nommer 3 poésies du symbolisme qui ne sont pas trop longs . S’il vous plaît . Je vous remercie d’avance .

1 Réponse

  • Bonjour,
    Les principaux poètes du symbolisme sont Baudelaire,  Rimbaud, Mallarmé et Verlaine

    Poème de Verlaine
    Clair de lune

    Votre âme est un paysage choisi
    Que vont charmant masques et bergamasques
    Jouant du luth et dansant et quasi
    Tristes sous leurs déguisements fantasques.

    Tout en chantant sur le mode mineur
    L’amour vainqueur et la vie opportune,
    Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur
    Et leur chanson se mêle au clair de lune,

    Au calme clair de lune triste et beau,
    Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
    Et sangloter d’extase les jets d’eau,
    Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.


    poème de Mallarmé

    Brise marine

    La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
    Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
    D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
    Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
    Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
    Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
    Sur le vide papier que la blancheur défend
    Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
    Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
    Lève l'ancre pour une exotique nature !

    Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
    Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs !
    Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
    Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
    Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots ...
    Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

    poème d'Arthur  Rimbaud

    Larme

    Loin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises,
    Je buvais, accroupi dans quelque bruyère
    Entourée de tendres bois de noisetiers,
    Par un brouillard d’après-midi tiède et vert.

    Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise,
    Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert.
    Que tirais-je à la gourde de colocase ?
    Quelque liqueur d’or, fade et qui fait suer.

    Tel, j’eusse été mauvaise enseigne d’auberge.
    Puis l’orage changea le ciel, jusqu’au soir.
    Ce furent des pays noirs, des lacs, des perches,
    Des colonnades sous la nuit bleue, des gares.

    L’eau des bois se perdait sur des sables vierges,
    Le vent, du ciel, jetait des glaçons aux mares…
    Or ! tel qu’un pêcheur d’or ou de coquillages,
    Dire que je n’ai pas eu souci de boire !

    Voilà j'espère que ça ira............

    Bonne journée

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